Je souhaite réagir à cette critique, que si je puis la comprendre, je pense qu’elle est bien trop négative.
Il est relativement évident que tant que une voire quelques institutions connues, des personnes célèbres, ne se déclareront pas "espérantistes", la lumière sur cette langue ne se fera pas.
Personnellement, j’ai étudié au départ l’esperanto par jeu, puis (je parle 7 langues étrangères au total pour l’instant, dont 5 "pratiquement comme le français", qui est ma langue maternelle) je me suis aperçu des bienfaits - je pèse mes mots - de l’apprentissage de cette langue. En fait, apprendre l’esperanto aide à apprendre par la suite de nouvelles langues, tout simplement de par le fait que l’on maîtrise très vite cette langue, et aussi parce qu’il s’agit d’une langue "agglutinante" (où l’on forme des mots grâce à des préfixes ou suffixes) et si la grammaire est très simple, comme tout dans cette langue, l’ouverture que donne la marque du complément d’objet direct et son "n", donne une ouverture sur les déclinaisons d’autres langues, où l’on s’en fait "tout un monde" quand il n’y a pas plus de raison que cela.
L’esperanto me permet en outre de communiquer DES MAINTENANT avec des correspondants chinois, bulgares et russes, moi qui étudie le chinois et le russe, mais qui vais logiquement mettre quelques années à pouvoir correspondre couramment dans ces 2 langues.
Donc, ne soyons pas trop critique, un peu de retenue. Bien sûr, même moi je met un bémol : car étant justement linguiste, si toutes les institutions utilisaient l’esperanto, je n’aurais peut-être plus de travail (encore que peut-être oui, justement en connaissant l’espranto, que 100 % des populations ne connaitraient pas de toutes façons). Par contre, il est logique de penser aux économies faisables en n’utilisant que l’esperanto dans nos communications....
En somme, l’idée est peut-être un tant soit peu utopiste, mais l’esperanto n’est pas du tout une langue "utilisable que par nous européens", l’esperanto n’est pas du tout une "langue sans cohérence", et utiliser l’espranto ne veut certainement pas dire se fermer aux cultures de l’autre, mais éviter d’étouffer avec une seule langue, l’anglais, les cultures des autres peuples. Lorsque j’utilise l’espranto avec mes correspondants, tous deux utilise une langue "autre" et en même temps très simple.
J’ai donc pour terminer trouvé votre intervention, vos jugements très forts, mais surtout très partiaux, et ma foi fort peu tolérants. Un peu de retenue ferait du bien. A tous.
Salutations amicales,
Henri
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